Exercices spirituels philosophiques, Une anthologie de l’Antiquité à nos jours
TOVE DITLEVSEN (Satellites, 2025)
« J’aspire à une pièce avec quatre murs et une porte qui ferme. Une pièce meublée, d’un lit, d’une table et d’une chaise, avec une machine à écrire ou du papier et un crayon, rien de plus. Si, une porte que je pourrais fermer à clé ».
Voir sur le site de l'éditeurSi vous voulez philosopher,voici quelques ouvrages passionnants.
Exercices spirituels philosophiques, Une anthologie de l’Antiquité à nos jours
PAVIE XAVIER (Puf, 2022)
« La pratique régulière et intensive des exercices spirituels permet de transformer l’individu pour l’aider à voir les choses de manière différente, d’une façon inédite. Pour ce faire, celui qui souhaite se changer doit recevoir un discours - écrit ou oral - lui permettant de lui faire prendre conscience des choses, de prendre du recul vis-à-vis de ce qu’il vit. D’autre part, il doit se livrer à une mise en œuvre pratique, réelle et quotidienne de ce discours ».
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Questions philosophiques, enjeux pour les organisations
PAVIE XAVIER (Eyrolles, 2024)
« (…) Que les entreprises aient besoin de croître, de générer des bénéfices, d’améliorer leur processus et leur productivité, c’est une évidence et ce n’est pas condamnable. Les entreprises créent un tissu économique et social fondamental….
« (…) L’entreprise au service de la philosophie n’est envisageable qu’avec des philosophes en son sein. Loin d’avoir des « philosophes d’entreprise », des « consultants en philosophie », il faut des salariés, des collaborateurs, des dirigeants philosophes. (…) Par conséquent, il est déterminant de former à la fois les dirigeants et les collaborateurs à la philosophie ».
Apprendre à vivre : Choix de lettres à Lucilius
SÉNÈQUE (Arléa, 2010)
« (…) Oui, c’est cela, mon cher Lucilius, revendique la possession de toi-même. Ton temps, jusqu’à présent, on te le prenait, on te le dérobait, il t’échappait. Récupère-le, et prends-en soin. La vérité, crois-moi, la voici : notre temps, on nous en arrache une partie, on nous en détourne une autre, et le reste nous coule entre les doigts. Mais il est encore plus blâmable de le perdre par négligence. Et, à bien y regarder, l’essentiel de la vie s’écoule à mal faire, une bonne partie à ne rien faire, toute la vie à faire autre chose que ce qu’il faudrait faire ».
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Thérapie existentielle
YALOM IRVIN (Le livre de poche, 2017)
« (…) Cet ouvrage, traite de quatre de ces « enjeux » ultimes : la mort, la liberté, l’isolement fondamental et l’absence de sens. La confrontation de l’individu à chacun de ces fondamentaux nourrit la dynamique du conflit dynamique existentiel. »
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La fin de la conversation ? La parole dans une société spectrale
LE BRETON DAVID (Éditions Métalié, 2024)
« (…) Depuis une vingtaine d’années dans nos sociétés contemporaines, les usages sociaux des techniques d’information et de communication ont radicalement changé l’organisation du travail, les emplois du temps, la vie quotidienne et les modalités de relation aux autres. Elles ont affecté en profondeur l’intimité et ébranlé particulièrement la conversation qui était depuis toujours la matrice première de la sociabilité.
« (…) La fréquentation assidue de multiples réseaux sociaux ou l’ostentation de la vie privée sur les réseaux ne créent ni intimité ni lien dans la vie concrète, elle occupe le temps et donne le moyen de zapper tout ce qui ennuie dans le quotidien, elle ne donne pas une raison de vivre… »
L’art d’aimer
FROMM ERIC
« (…) On s’exposerait à la déception en n’attendant de ce livre que de faciles recettes sur l’art d’aimer. Ce que nous voulons montrer en effet, c’est que l’amour n’est pas un sentiment à la portée de n’importe qui : il dépend de notre niveau de maturité. Que le lecteur soit bien persuadé que tous ses efforts en ce domaine sont voués à l’échec s’il ne s’essaie pas assidûment à épanouir sa personnalité en vue d’une orientation productive ; que l’amour individuel ne peut être source de satisfactions si l’on n’est pas capable d’aimer ses semblables, si l’on manque d’humilité, de courage, de foi, de discipline vraie. Dans une culture où ces qualités sont rares, un amour accompli doit être exceptionnel : demandons-nous seulement combine nous avons connu de personnes réellement aimantes. »
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Avoir ou être
FROMM ERIC (Robert Laffont, 1976)
« (…) La réflexion théorique montre que l’hédonisme radical ne peut pas conduire au bonheur et montre également pourquoi il en est incapable étant donné la nature humaine (…) Notre société est composée de gens notoirement malheureux, de gens solitaires, anxieux, déprimés, destructifs, dépendants, qui sont satisfaits de tuer le temps qu’ils ont tant de mal à épargner ».
« (…) L’attitude propre à l’ère de la consommation consiste à vouloir avaler le monde entier. Le consommateur est un éternel nourrisson pleurant pour avoir son biberon (…) »
« (…) En résumé, consommer est une façon d’avoir, et peut-être la plus importante, dans nos sociétés industrielles d’abondance. La consommation a des qualités ambiguës : elle soulage l’angoisse parce que ce que l’on a ne peut être enlevé : mais elle pousse également à consommer toujours davantage, parce que toute consommation passée perd bien vite son caractère satisfaisant. Les consommateurs modernes peuvent s’identifier à cette formule : je suis = ce que j’ai et ce que je consomme. »
La fatigue d’être soi. Dépression et société
EHRENBERG ALAIN (Odile Jacob, 2000)
« (…) Pourquoi et comment la dépression s’est-elle imposée comme notre principal malheur intime ? Dans quelle mesure est-elle révélatrice des mutations de l’individualité à la fin du XXème siècle ? »
« (…) Cette manière d’être se présente comme une maladie de la responsabilité dans laquelle domine le sentiment d’insuffisance. Le déprimé n’est pas à la hauteur, il est fatigué d’avoir à devenir lui-même ».
« (…) La dépression nous instruit sur notre expérience actuelle de la personne, car elle est la pathologie d’une société où la norme n’est plus fondée sur la culpabilité mais sur la responsabilité et l’initiative. Hier, les règles sociales commandaient des conformismes de pensée, voire des automatismes de conduite ; aujourd’hui, elles exigent de l’initiative et des aptitudes mentales. L’individu est confronté à une pathologie de l’insuffisance plus qu’à une maladie de la faute, à l’univers du dysfonctionnement plus qu’à celui de la loi : le déprimé est un homme en panne. Le déplacement de la culpabilité à la responsabilité ne va pas sans brouiller les rapports entre le permis et le défendu ».
RUPTURE(S)
MARIN CLAIRE (Le livre de poche, 2020)
« (…) On aimerait que la rupture soit une coupure franche. Bien droite et nette, d‘un seul coup, comme le sabre qui décapite. Mais la rupture est déchirure. »
« (…) Les ruptures sont les nôtres, qu’on les décide ou qu’on les subisse. Rompre avec sa famille, ses amis, son amant, son milieu, changer de métier, de pays, de langue ; les ruptures nous construisent peut-être encore plus que les liens ».
Les quatre peurs qui nous empêchent de vivre
SÉMÉRIA EUDES (Albin Michel, 2021)
« (…) Peur de décevoir, de mal faire, d’être jugé, abandonné ; peur de déranger, de donner mon avis, d’exprimer mes sentiments… À qui l’adulte que je suis peut-il confier ses peurs de tous les jours ? Et par où commencer ? La peur de mon corps, de mon image, du regard des autres ? La peur de mes parents, de ma femme, de mon mari : la peur d’être malade, la peur de l’avenir, la peur de manquer, de faire le mauvais choix, de m’engager, d’aimer, d’échouer, d’être seul ? »
« (…) J’ai proposé de répartir toutes les peurs de la vie quotidienne en quatre grandes peurs fondamentales : la peur de grandir, la peur de s’affirmer, la peur d’agir, la peur se de séparer… »